Littérature VS - Pourquoi lire votre livre Christophe Clivaz?

Cap plein Nord.

Résumez votre ouvrage "zéro heure zéro", en une phrase.

  • Juin 1991, Interrail, partir un mois parce que ça ne sert à rien d'être jeune si c'est pour rester chez soi, prendre le train, choisir une voie et la suivre, partir ailleurs pour aller voir si on y est, s'échapper, fuguer, vagabonder jusqu'au bout du monde pour changer d'air... et plus si affinités.

Quel mot revient souvent dans votre texte?

  • Heures. Celles passées à voyager, à découvrir, à rencontrer, à attendre, à espérer. Les heures gagnées sur le temps perdu. Les heures ouvertes sur les autres. Les heures partagées qui comptent double voire triple, les heures qu'il faut débordantes de vie, puissantes et sans regret.

Que gagne-t-on à lire votre livre?

  • Un voyage au pays du soleil de minuit, des dieux et des trolls, mais surtout un échappée belle dans le temps, dans la tête du routard d'antan, celui qui ne savait pas où il allait mais qui y allait quand même, qui préférait les paysages aux selfies, qui n'avait de technologie embarquée qu'un reflex, un petit carnet et une carte pliée dans son sac-à-dos.

Quel best-seller se rapproche le plus de votre ouvrage?

  • « L'usage du monde » de Nicolas Bouvier, mais en plus léger : zéro heure zéro, c'est 14 chroniques ne retraçant que le premier chapitre d'une longue envolée qui durera 8 ans, un premier pas, un balbutiement.

Qui aimeriez-vous voir le lire?

  • Les pendulaires coincés dans leur train train quotidien, les rêveurs menottés par les contraintes qu'ils s'imposent, les voyageurs qui s'ignorent, les jeunes pour qu'ils partent et les vieux pour qu'ils les comprennent. Et ceux qui ont croisé ma route.

Racontez-nous la fin de votre livre sans la dévoiler.

  • La fin, c'est quand on considère le futur et qu'on s'aperçoit qu'on a toujours le choix : baisser les bras et tout laisser partir en saucisse ou relever la tête et aller de l'avant. La fin, c'est quand tout peut recommencer… ou pas !


Joël Jenzer